Comment vous dire ?...

5 mars

A 7h30 ce matin, je suis entrée dans ma 70e année. Avec étonnement, recul et interrogations.

Les questions que je me pose ces derniers temps, vous les connaissez. Elles sont en majorité à base de « Où vont ce monde et cette humanité déglinguée ? ». Ne voyant toujours aucune réponse à ma portée, j’ai tendance à suivre le conseil de Siddhartha Gautama : « Si tu n’as pas de solution à ton problème, tu n’as pas de problème ». [ L’autre jambe du principe bouddhique étant : « S’il existe une solution à ton problème, tu n’as plus de problème ». Cette pensée simple m’a souvent permis de trancher des dilemmes et de ne pas perdre trop de temps en ruminations stériles. ]

Quant à l’étonnement, il est associé au recul. Car c’est la première fois qu’une décennie semble me signaler une étape de cette vie qui est la mienne. J’ai avalé les précédentes sans marquer le pas une seule fois. Et je suis aujourd’hui incapable de retracer mon parcours en détails datés. Chaque page (c’est-à-dire chaque déménagement, chaque changement d’activité, de rythme) a été tournée sans regrets ni remords, et je dirais presque, sans beaucoup de souvenirs. Et pourtant, chacune de ces périodes a concouru à me mener à qui je suis ce matin. Physiquement, psychiquement et spirituellement.

Et c’est là qu’intervient la gratitude. Dans la mesure du chemin parcouru. Pour l’apaisement du mental. Pour la capacité de hiérarchiser les choses et les faits en fonction de ce que j’ai à apprendre. Pour l’abandon de certitudes et de jugements, pas tous, rassurez-vous, il en perdure. Pour les rencontres et les ouvertures d’esprit accumulées autour de cette planète incroyable de beauté et de résistance à l’incohérence humaine. Et particulièrement, en ce matin où le téléphone sonne d’un peu partout dans le monde, pour la force de l’amitié, de la fidélité, de l’Amour dans le grand sens du terme.

En accord avec mon humeur, les dieux de l’Olympe ont déployé le grand jeu. Poséidon a calmé les flots et Iris y a déversé sa palette d’émeraude et de turquoise, de rose et de mauve. Apollon a lancé le char du soleil au grand galop et Eole a passé la laisse au cou des vents. L’air est léger. Le Taygète immaculé de neige se découpe sur un azur impeccable. Je ne vois plus qu’une chose à faire pour participer à ma manière à l’Harmonie, lever mon verre et dire merci.

 

P.S. J’ai bien écrit ce texte le 5 en milieu de journée. Mais quelques heures plus tard, deux amis me prouvaient la justesse de mes sensations en débarquant de l’avion sans prévenir pour une semaine d’amour et de libations. Ce qui a légèrement retardé la mise en ligne. Mais à nouveau empli mon cœur de gratitude. Merci à eux, merci la Vie !

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Commentaires

17.04 | 19:58

J'ai voulu y aller de mon grain de sel, mais 160 caractères pour un commentaire, c'est vraiment pas assez !

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10.04 | 21:34

tout à fait d’accord avec toi faisons ! France for ever

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03.04 | 10:19

Merci de remettre un message en 2020; ça me manquait, car j'ai internet par intermittence.... et cela n'est pas le moment. Amicalement Monique.

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21.03 | 01:48

Sous la colère... la force de vie !

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