Et encore une !

Humilité

Un peu forcé, beaucoup insulté, Jupiter a cédé. Oh, pas sur l’essentiel, non, ça il y reviendra. On ne  vous parle que de moratoire, de suspension, juste le temps de faire rentrer les râleurs à la niche avant de relancer les mêmes taxes plus discrètement. Mais bon, ce jeune quadragénaire arrogant a tout de même avalé une pilule, une petite leçon d’humilité.

Pourquoi est-il si difficile à un homme, là je parle bien de masculinité – qui, bien entendu, peut faire partie d’une personnalité féminine et déboucher sur les mêmes blocages –, d’accepter de reconnaître une erreur, une mauvaise analyse, un pas maladroit, un jugement hâtif ? En quoi cela est-il déchoir, se rabaisser ? Alors que j’y vois au contraire une preuve d’intelligence, de compréhension au sens étymologique du terme, « prendre l’autre avec soi, en soi ». Je crois profondément qu’il n’y a pas d’avenir pour notre humanité si nous n’apprenons pas tous à écouter et à partager, les biens comme les idées, en toute bienveillance et égalité. « Fraternité ! », comme dirait Ségolène, qui hélas a fait de ce beau mot une source de rires chez nos humoristes un peu faciles.

La certitude d’avoir raison, de connaître la seule vérité, de détenir la seule manière de penser possible, le seul moyen de vivre en homme (et là, je parle d’humanité cette fois) sur cette terre… que de dégâts provoquent ces illusions ô combien répandues. Je vous bassine souvent avec les difficultés administratives que rencontre celui, celle, qui vit hors des clous balisés. Plus globalement, je crois, si je me retourne sur le parcours, que j’ai rencontré ce genre d’obstacles toute ma vie, ou du moins depuis ce dernier demi-siècle où j’ai suivi mes propres chemins, souvent de traverse en effet aux yeux des gens « normaux ».  Je n’ai pas eu l’impression d’en souffrir, mais je constate aujourd’hui que le jugement d’autrui, même si je dis m’en moquer, m’a amené petit à petit à me mettre « en dehors », comme me l’annonçait à juste titre un chaman il y a une vingtaine d’années. Terme que je n’ai absolument pas compris alors. Comme les hommes dont je parlais plus haut, j’étais alors en pleine certitude devant mes choix de vie. Au moins, n’avais-je pas de fonction gouvernementale ou parentale et n’ai donc imposé mes vues à personne. Mais tout de même, j’ai dû casser les oreilles de pas mal de monde. Mille pardons.

« En même temps », je suis heureuse d’avoir résisté aux « normes » et je ne regrette aucun choix, quels qu’en aient été les débouchés. En faisant confiance à la Vie et à son intelligence, j’ai parcouru le monde et rencontré des gens formidables, j’ai appris sur moi, j’ai tenu des mains, apprécié des sourires, partagé… Allez ! vu comme ça, ça ne va pas si mal finalement, et le jeune, très jeune Emmanuel, dispose encore d’au moins trente ans devant lui pour déguster d’autres leçons de Vie. Il faut juste prendre le temps. Au diable le pessimisme ! Les dieux veillent, ce n’est pas possible autrement, vous ne croyez pas ?! Aujourd’hui, le geste de Jupiter (et le sourire de ma nièce, gilet jaune de compétition!) me fait trouver le verre à moitié plein. Buvons !

 

Écrire un nouveau commentaire: (Cliquez ici)

123siteweb.fr
Caractères restants : 160
OK Envoi...
Voir tous les commentaires

Commentaires

01.10 | 16:45

Eh bien oui je pense comme toi mais ce n'est pas la vraie vie nous sommes dans un jeu vidéo .....c'est sur

...
16.08 | 09:08

intéressant ; ça me parle. Abientôt.

...
13.08 | 12:04

Voilà voilà ! Le temps file trop vite ici que veux-tu ! Mais je ne vous oublie pas. Bises à tous.

...
13.08 | 00:59

Rien de nouveau à lire? Notre plumé est en vacance?...........bon ben attendons.....

Bise à te lire bientot.

Patrick

...
Vous aimez cette page