Ça va très vite, non ?!

Le bonheur d’être là…

Là = en vie, sur cette terre, dans cette salle de classe aussi belle que passionnante ; libre et sans fers aux pieds ni voile sur la tête ; dotée de cinq sens opérationnels, peut-être même d’un sixième ; ingambe malgré les grincements articulaires matutinaux dus à l’âge ; autonome dans la juste limite des retours tarifés d’une vie professionnelle qui ne m’a certes pas enrichie comme l’entendent les financiers mais ô combien oui, comme je l’entends moi, loin des chiffres que j’ai abhorrés toute ma vie ; atypique, comme dit mon frère qui ne sait trop qu’en penser, mais de plus en plus en accord avec mes soi-disant différences ; solide, incroyablement solide, injustement selon l’opinion générale, mais peut-être simple fidélité aux mémoires cellulaires des deux géniteurs choisis par mon « petit bout d’Âme » pour s’incarner dans cette salle de classe ; chanceuse dans le respect de ma vieille doctrine : « On a la chance qu’on se créée » ; à la fois attentive et/ou indifférente, jamais empathique, mot barbare qui ne parle que de souffrance, même partagée ; …

[ Explication de texte : je crois à l’existence de familles d’âmes se donnant rendez-vous de loin en loin dans les incarnations successives. Notre « petit bout d’Âme » ici-bas en reconnaît les membres quand il les rencontre, s’y intéresse et, sauf totale perdition, y distingue, plus ou moins clairement, la leçon à prendre (ou à donner). Les membres des « autres » familles nous côtoient sans véritablement retenir notre attention. J’ai bien dit : je crois… ]

… affranchie de pas mal de stéréotypes, aussi friande des paroles édentées de pêcheurs analphabètes que des aphorismes d’élégants citadins cosmopolites, chacun d’entre eux faisant fond, à juste titre, sur sa propre vérité.

Vous allez me dire : « Ça va les chevilles ? Il n’y a que des trucs positifs dans ta liste ? » Ben oui. Et ça me convient. Pourquoi se flageller ? Je pourrais bien sûr trouver deux ou trois trucs moins agréables, genre quelques franchises intempestives ayant blessé des amis chers, ou quelques (trop d’) excès alcoolisés qui n’aident pas au partage d’opinions, oui, je pourrais. Mais ils font aussi partie de moi, je les accepte et j’apprends à les gérer, du mieux possible.

Cette classe n’a que la durée d’une vie. Je ne m’en voudrais pas même de la redoubler, mais, et ceci est une vantardise prétentieuse (pléonasme significatif), j’ai la sensation aujourd’hui d’avoir non seulement suivi le programme mais d’avoir même entrevu le suivant. Facile à dire puisque je ne connais ni la date de l’examen, ni le nom des profs.

Bref, pour ceux qui n’ont pas encore décroché, imaginez autour de moi et de mon carnet, une crique de fins galets, la palette insensée des multiples bleu-vert que seule la mer Egée sait offrir, deux tavernes nichées entre araucarias et lauriers roses, trois pêcheurs se racontant leur vie devant quelques carafes de vin avant d’aller siester pour réparer les fatigues de la nuit en mer, des touristes allemands ayant montré leurs muscles en s’immergeant dans une eau plutôt fraîche et se partageant ensuite, généreusement, une bière pour deux, vous comprendrez sans doute les causes environnementales de mon autosatisfaction béate et sans vergogne, et nous reviendrons aux prémices du texte du jour : le bonheur d’être là… d’être moi. Et oui !

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Commentaires

01.10 | 16:45

Eh bien oui je pense comme toi mais ce n'est pas la vraie vie nous sommes dans un jeu vidéo .....c'est sur

...
16.08 | 09:08

intéressant ; ça me parle. Abientôt.

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13.08 | 12:04

Voilà voilà ! Le temps file trop vite ici que veux-tu ! Mais je ne vous oublie pas. Bises à tous.

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13.08 | 00:59

Rien de nouveau à lire? Notre plumé est en vacance?...........bon ben attendons.....

Bise à te lire bientot.

Patrick

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